OTTAWA – Le député Pierre
Lemieux, secrétaire parlementaire du ministre de l’Agriculture,
a déclaré à la Chambre des communes lundi
sa défense de libre choix en matière de commercialisation
et pour clarifier les différences entre la gestion de
l’offre et la Commission canadienne du blé (CCB).
«Pendant les elections de 2011, notre gouvernement Conservateur
a promis d’offrir aux agriculteurs de l’Ouest la liberté de
choisir le mode de commercialisation de leurs produits. Je suis très
heureux que nous tenons notre promesse, en réaffirmant notre
appui en faveur d'une adoption dans les meilleurs délais de
cette loi qui terminera le monopole qu’exerce la Commission
canadienne du blé » affirme M. Lemieux.
M. Lemieux a expliqué que les agriculteurs de l’Ouest
canadien ne jouissent pas du même régime de commercialisation
que les agriculteurs de l’Ontario. Les agriculteurs de l’Ouest
sont tenus par la loi de vendre leurs grains à la Commission
canadienne du blé tandis que les autres agriculteurs du Canada
peuvent choisir à qui vendre leurs récoltes.
M. Lemieux a indiqué : « Un grand nombre d’agriculteurs
de l’Ouest considèrent qu’ils n’obtiennent
pas le meilleur prix possible pour leurs grains et que, en tant qu’agriculteurs,
ils assument les frais de fonctionnement de la Commission canadienne
du blé. Ils veulent être libres de vendre leurs grains à qui
bon leur semble ».
M. Lemieux a mentionné que les députés néo-démocrates
et libéraux ajoutent malheureusement à la confusion
qui règne dans le dossier de la Commission canadienne du blé et
de la gestion de l’offre. Selon lui, cela est regrettable parce
qu’ils font exprès pour déstabiliser les producteurs
soumis à la gestion de l’offre alors qu’il n’y
a pas de lien entre la Commission du blé et la gestion de
l’offre.
Durant son allocution, M. Lemieux a clairement souligné les
differences entre ces deux sujets: «Je comprends très
bien la gestion de l'offre et j'appuie énergiquement notre
système de gestion de l'offre et nos agriculteurs qui en dépendent.
Les producteurs soumis à notre système de gestion de
l’offre l’appuient également, mais il n’en
va pas de même pour la Commission de blé ».
M. Lemieux a souligné les différences suivantes entre
la CCB et la gestion de l’offre :
- La gestion de l’offre est un système qui a été conçu et mis en oeuvre par des agriculteurs pour des agriculteurs. Les producteurs soumis à la gestion de l’offre l’appuient sans réserve et sont reconnaissants au gouvernement fédéral de le défendre fermement. Il en va autrement de la Commission canadienne du blé (CCB), qui a été mise sur pied non par des agriculteurs mais par le gouvernement il y a 70 ans. De nos jours, les agriculteurs de l’Ouest sont profondément divisés sur la question de la Commission et même ceux qui y sont favorables répugnent à l’idée que leurs voisins soient contraints de vendre leurs grains à la Commission.
- La gestion de l’offre fonctionne au moyen de contingents basés sur la demande des consommateurs; ce n’est pas le cas de la CCB;
- La gestion de l’offre est axée sur la consommation intérieure; la CCB se concentre largement sur les marchés d’exportation.
- La gestion de l’offre s’applique à toutes les régions du Canada; la CCB ne concerne que les agriculteurs de l’Ouest;
« Les producteurs soumis à la gestion de l’offre
savent pertinemment combien nous, conservateurs, défendons
et soutenons la gestion de l’offre. Nous avons pris des mesures
qu’aucun autre gouvernement n’a prises pour renforcer
la gestion de l’offre. Par exemple, les producteurs laitiers
se réjouissent tout particulièrement des mesures que
nous avons prises pour restreindre les importations de concentrés
de protéines de lait et pour appliquer des normes sur la composition
des fromages ».
M. Lemieux a conclu, « Les producteurs soumis à la gestion
de l’offre savent qu’ils peuvent compter sur nous ».